« J’ai l’impression d’être à la limite du concevable …» – Soldat William Calhart.

Les événements majeurs du murmure des Abysses se déroulent principalement dans la grande cité d’Elysea, sur le continent d’Anthéra. Les prochaines nouvelles seront l’occasion de s’intéresser à d’autres lieux, à un autre continent encore plus mystiques et dangereux, les terres sauvages de Thélaria.

L’expédition maudite, première nouvelle du deuxième livre, est bientôt terminée. Vous pourrez y suivre les premiers pas des éclaireurs du premier corps expéditionnaire face aux horreurs et aux merveilles des terres sauvages de Thélaria. Parviendront-ils à en sortir indemne ?

En voici un court extrait, bonne lecture.

Par tous les Anges je n’avais jamais vu une chose pareille, si massive et si rapide. Lorsque nous sommes arrivés aux abords de la ferme, il n y avait aucun bruit, pas même le chant des oiseaux, juste trois corps totalement débarrassées de leur chair jusqu’aux os. Des traces de sang couraient jusque dans le champ voisin. C’est alors que nous avons entendu le terrible rugissement, un hurlement d’une rare violence, je ne saurai nommer ce son. C’était comme un crissement de métal mêlé à la souffrance d’un homme torturé au fer rouge, le tout supplanté par un vrombissement très grave qui vous glace le sang. Nous étions tous paralysés par ce cri. J’ai vu les tiges de blés se coucher à toute allure et soudainement le monstre c’est jeté sur le soldat le plus proche. Le malheureux c’est fait éventrer d’un coup de griffe, la puissance de l’impact a projeté son corps sur plusieurs mètres en répandant tripes et boyaux un peu partout. Qu’il repose en paix, je doute qu’il ait souffert. Le Béhémoth ressemble à un ours, moins gras et plus grand, il dépasse les deux mètres lorsqu’il se redresse. Les franges de longs poils sur le dos et le pelage hideux, éparses, me rappelle le phacochère. Les membres antérieurs sont plus long, terminés chacun par quatre griffes d’environ cinquante centimètres. Les membres postérieurs plus court mais beaucoup plus musclés lui confèrent une détente et une accélération hors du commun. Le plus impressionnant reste la tête, posé sur coup ramassé et membru, elle s’allonge comme celle des alligators des marais sur Anthera. Le haut du crane, bombé en ovale, est recouvert de grosses plaques osseuses en forme de losange qui font office de protection. Dans sa lancé, la bête c’est mise à charger dans tous les sens, totalement enragé. Le jeune Marvin manqua de rapidité, se fît happer par la gueule bardée de crocs et secoué tellement fort que son corps fini par se détacher en deux au niveau des reins.

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Chaos créatif sans limites auteur des Chroniques de Pangréa. Passionné de l'imaginaire sous toutes ses formes, vétéran du joystick et nerd à temps pleins, j'ai choisi l'écriture comme moyen d'expression.

One Comment on “En route pour Thélaria

  1. Pingback: Extrait : Les Lames du Soleil | Chroniques de Pangréa

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