Corruption et Pestilence s’uniront, et vous, nourrirez notre progéniture.

Noxcys, Le Fossoyeur des Nécropoles.

 

Salut les Rêveurs !

L’écriture des Lames du Soleil avance bien, et à cette occasion j’ai envie de partager quelques extraits pour vous présenter les nouvelles horreurs qui se déversent sur les Terres Sauvages. Au menu, cadavres, bubons et asticots. Bon appétit !

 

[Pris dans une tempête surnaturelle aux abords du village de Mavenn, les Templiers de la septième escouade d’Aubéclats, accompagnés par la mystérieuse Morganne, trouvent refuge dans une bâtisse délabrée. Un bruit dans la cave attire leur attention … ]

Sitôt la petite trappe menant au niveau inférieur ouverte, un souffle charriant une odeur répugnante remonta. Parfum insoutenable de terre humide mélangée de cadavres,  Uracca s’enveloppa le nez et la bouche dans un morceau de tissu pour parvenir à respirer sans vomir. Sa lame d’argent pointée par-dessus l’épaule de Morganne pour la couvrir, elles empruntèrent l’étroit escalier grinçant. Il débouchait dans une cave banale, en L, soutenue par des piliers en pierre, jonchée de bibelots et meubles abandonnés depuis bien longtemps aux toiles d’araignées. L’odeur de pourriture était omniprésente et collante, si dense qu’elle en devenait palpable. Les deux femmes avancèrent prudemment, scrutant le moindre recoin à la lueur d’une torche. Un vers blanc, long comme un avant-bras, rampait hideusement sur un pilier de soutènement. Gras, gluant, sa grosse tête noirâtre s’agitait à tâtons, des filaments sombres et crochus sortaient du trou difforme qui lui servait de bouche. Il flaira les intrus, se laissa tomber en une masse visqueuse sur le sol et s’éloigna en palpant l’air de ses tentacules. Il tourna à gauche, dans le renfoncement de la pièce, d’où les émanations provenaient. Le bourdonnement macabre des nuées de mouches résonnait à mesure qu’elles avançaient. Elles longèrent le mur, et en suivant la grosse larve, se confrontèrent à l’horreur. Une pile d’une trentaine de corps pourrissants étaient entassés là, à même le sol. Des légions de mouches noircissaient les murs et le plafond, des bataillons d’asticots se mouvaient sous les peaux boursouflées de pustules et de plaies suintantes. Une lymphe purulente s’écoulait des cadavres. Le gros vers blanc s’enfonça dans un abdomen éventré, se faufilant entre les tripes pendantes. Sous leurs yeux médusés, la dépouille s’anima lentement, essaya de se relever en glissant dans ses propres entrailles, puis parvint à se tenir debout en les piétinants. La peau grouillante, gonflée de pestilence, l’abominable revenant se saisit d’une pioche au pic rouillé, posée contre le mur. D’une frappe éclair, Morganne trancha le bras flasque et entailla profondément la gorge. La chose tituba, sa tête pendait en arrière, et pourtant, elle bougeait toujours. Les filaments du vers sortaient des récentes entailles, cherchant à rassembler les morceaux.  La Templière tenta sa chance, repoussa la chose contre le mur d’un violent revers de bouclier dans la tête, et enfonça sa lame dans la cage thoracique. Le cadavre laissa échapper un crissement strident, tressaillit de convulsion. Uracca dégagea son épée dans un grand arc de cercle, déchirant la moitié du buste dans une effusion de liquide infectieux et d’asticots. Un morceau du gros vers blanc s’écrasa contre un poteau, le corps tomba inerte sur le sol en une masse flasque et suintante. Elles n’eurent pas le temps de comprendre ce qu’il venait de se passer, qu’un autre vers s’avança vers la pile macabre. Puis un autre tomba du plafond, et encore un sortit d’un pot en fer. En quelques secondes, des dizaines de ces abjectes larves émergèrent de toute part, tâtant l’air putride de leurs tentacules. Les deux combattantes en découpèrent le plus possibles, écrasèrent ceux qui passaient sous leurs bottes, mais dans la pénombre, beaucoup leur échappèrent, et bientôt d’autres horreurs suppurantes se relevèrent. Elles se replièrent vers les escaliers, face à la horde infâme de cadavres.

[…]

Perdue dans la grisaille, aux abords d’une route déserte balayée par la pluie et le vent, la troupe progressait sans faiblir dans la tourmente. Leurs cinq silhouettes enveloppées dans des larges manteaux, se découpaient en petites taches sombres au cœur de la brume épaisse. L’intensité et la spontanéité de cette dégradation climatique brutale échappaient à l’ordre naturel, une force impie usait de ce maelstrom infernal pour se dissimuler. Par moment, les rafales devenaient si puissantes, si pressantes, que l’escouade n’avait d’autres choix que de mettre genoux à terre. Et plus ils se rapprochaient du village de Mavenn, plus la tempête charriait cette odeur de charnier avarié. L’herbe avait disparue, laissant place à des flaques de boues marécageuses, jonchées de dépouilles putrescentes. Certaines rampaient, animées par les affreux vers Nécrophages. Les bois luxuriants qui encadraient la petite route pavée, étaient réduis à des amoncellements de souches moisies et vermoulues. Miasmes et moisissures proliféraient sur tout ce qui avait un jour vécu, la putréfaction avait imposée son règne. De part et d’autre, des cadavres titubaient sans but, observaient les cinq vivants qui traversaient la lande de mort et de solitude. Mavenn et ses alentours n’appartenaient plus aux mortels désormais …

 

Qu’est il arrivé aux habitants du charmant village de Mavenn ? D’où viennent les Nécrophages ? Nos héros seront-ils de taille à endiguer le Fléau ?

J’espère que ces petits extraits auront titillés votre curiosité, moi je retourne à mes écrits. Sur ce, je vous dis à bientôt, et d’ici là, bonne lecture. 😉

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Chaos créatif sans limites auteur des Chroniques de Pangréa. Passionné de l'imaginaire sous toutes ses formes, vétéran du joystick et nerd à temps pleins, j'ai choisi l'écriture comme moyen d'expression.

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