C’est seulement dans l’imagination des Humains que chaque vérité trouve une existence réelle et indéniable. L’imagination, et non l’invention, est le maître suprême de l’art, comme de la vie.

Joseph Conrad

 

Salut les Rêveurs !

Vous aimez la Science Fiction et la Sword and Sorcery ? Alors vous allez être servis ! J’ai déniché deux artistes de l’Imaginaire qui risquent de vous emmener très loin. Au programme, la traque spatiale d’une humanité sans foyer, et la quête d’un homme maudit à la recherche d’un remède.

Un article spéciale auto-édition qui prouvera une fois de plus, contrairement à certains préjugés, que les auto-édités sont de véritables auteurs ! Et vous allez voir que quand gamers et gameuses se mettent à l’écriture, cela fait des merveilles.

 

Khalysta Farall : Les Moissonneurs Stellaires & Le Vaisseau de Cristal

Je pourrais résumer son travail par une simple phrase, qui en dira long sur son parcours, son roman one-shot Le Vaisseau de Cristal est premier des ventes Amazon dans la catégorie SF jeunesse ! Oui, oui, elle est en tête d’un classement, le genre de place dont tout le monde rêve. Et sans maison d’édition s’il vous plait. Mais Khalysta Farall, c’est bien plus qu’une première place (c’est déjà énorme), c’est tout un univers de rêverie galactique en constante expansion, une autrice qui vit sur le fil entre réel et imaginaire. Elle a bien voulut me laisser embarquer dans sa navette pour visiter son univers, et ce que j’ai découvert m’a laissé des étoiles au fond des yeux !

Comme elle se définit elle-même, Khalysta Farall n’est pas qu’une autrice, c’est une Onironaute, une exploratrice des rêves, une observatrice des réalités. Avec un pied dans le matériel et un dans l’Imaginaire, elle puise son inspiration, certes dans la littérature, mais aussi dans les jeux vidéos, et en voyant ses favoris je comprend son penchant pour l’exploration, une droguée de Zelda, Portal, et Star Wars the Old Repubic, d’excellents choix qui plus est. Si les références de Geek ne vous parlent pas, alors en voici quelques unes plus classiques. Outre les géants comme H.P Lovecraft et Philip K. Dick, elle fait la part-belle à la SF française avec entre autre les ouvrages de Jean-Pierre Andrevon , Serge Brussolo et Christian Garnier. Le livre qui l’a le plus marqué ? Virus L.I.V.3 ou la mort des livres, de Christian Garnier. Eh oui, avec de telles références, la voie vers la SF était déjà toute tracée et on sent qu’elle maitrise le sujet sur le bout des doigts.

Parlons un peu de son one-shot, Le Vaisseaux de Cristal, le chouchou de Khalysta Farall. On y suit l’histoire d’un homme obsédé par la volonté de tuer son frère qui rencontre une femme, une véritable machine à tuer. A travers une sorte de road-trip spatial, l’autrice raconte comment une personne qui se voit comme un monstre essaie d’empêcher une autre de le devenir à son tour. Comme quoi jeunesse ne rime pas avec enfantin, et c’est sur cette intrigue de fond que Khalysta en profite pour s’attaquer à des sujets sérieux, matures, en montrant à travers ses histoires que rien n’est jamais simple, binaire, et que bien souvent il faut prendre du recul pour appréhender le monde. Elle prend garde à ne pas tomber dans les clichés et la facilité, en jouant sur la diversité et en créant l’inattendue. Je trouve cela génial qu’elle parvienne à aborder des thèmes profonds en intéressant les jeunes à l’Imaginaire et à la SF. Un livre qui parlera aussi aux grands aux vues des thèmes abordés, des textes empreints d’humanisme.

Mais la plus grosse œuvre de Khalysta Farall à ce jour, c’est surement sa trilogie Les Moissonneurs Stellaires. Dans un futur où la Terre a été détruite, les humains errent depuis plusieurs générations sans véritable but, n’osant plus se poser sur aucune planète de peur d’être rattrapés par un ennemi que tout le monde redoute sans ne l’avoir jamais vu. Un jeune pilote, Cowl, va un jour désobéir à ces ordres et se poser sur une planète abritant la vie. Il y fera la rencontre de Six, une jeune femme en partie amnésique, qui l’entrainera dans une aventure dont dépendra le futur de l’humanité. Une trilogie, tout public qui s’adresse aux fans de SF comme aux non-adeptes. Elle y aborde, entre autre, des questions assez variées, comme l’écologie et le rapport à notre environnement, les limites d’une société totalitaire, le rapport à l’autre, qu’il soit artificiel ou alien. Une formidable épopée stellaire pleine de réflexions qui se laisse lire avec grand plaisir !

 

Ce n’est pas tout, Khalysta écrit depuis ses 12 ans, elle ne s’arrête jamais, et a publié également plusieurs nouvelles, beaucoup de nouvelles même. Vous pouvez d’ailleurs avoir un aperçu de l’étendue de son travail sur son blog, de quoi satisfaire votre soif d’évasion.

Son parcours et son classement prouve qu’elle maitrise parfaitement les outils à la disposition des auto-édités et que le talent se trouve aussi en dehors des maisons d’éditions. Son conseil ? Ne jamais lâcher prise et tendre l’oreille aux remarques, il faut apprendre de ces erreurs, c’est la seule façon de progresser.

Vous l’aurez compris, Khalysta Farall est une artiste accomplie à l’Imaginaire débordant, et elle prévoit d’étendre son champ d’action à l’Heroic Fantasy avec un roman en deux parties. Le premier tome, intitulé, Larmes de sang – La source perdue, devrait sortir vers mai 2019. Et j’ai vraiment hâte de voir ce que cela va donner ! 😀

Retrouvez toute l’actualité de Khalysta Farall sur ses réseaux :

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Frank Hosdiesne : La Saga du Kalishar

Voilà un « jeune » auteur qui aurait surement trouvé sa place dans Weird Tales, si le magazine avait survécu jusqu’à nos jours. Avec la sortie récente de sa première nouvelle, Le Messager, Frank Hodiesne s’attaque à la Sword and Sorcery avec son mystérieux personnage, le Kalishar.  Errance et malédiction dans un univers sombre et violent, voilà ce que nous annonce La Saga  du Kalishar, alors j’ai suivis les pérégrinations du malheureux pour voir ce qu’il en était, et j’y ai découvert un monde épique et fascinant.

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 Carte de la région des Cités Libres

J’évoquais Weird Tales tantôt et pas seulement pour le style de récits que propose Frank Hodiesne mais aussi pour le format qu’il a choisi d’utiliser pour narrer les péripéties du Kalishar. Chaque nouvelle, indépendante les unes des autres, se dérouleront à une période différente de la vie du personnage mais auront toutes pour toile de fond la quête profondément égoïste du Kalishar, à savoir trouver un remède à sa terrible malédiction. Ainsi, cet homme arpentera un monde violent, sans pitié, semé d’horreurs et de merveilles, jusqu’à atteindre son but, si tant est qu’il l’atteigne. Je ne peux m’empêcher de faire le lien avec les œuvres de Robert E. Howard, Conan pour le style de narration (la vie d’un personnage à différentes époques mais pas nécessairement dans l’ordre chronologique) et Solomon Kane, pour l’errance et la malédiction.

Et il semblerait que j’avais vu juste, Frank Hodiesne m’a confié que Solomon Kane et le Mythe du Juif errant étaient des inspirations majeures pour le personnage du Kalishar. Mais ce ne sont pas ses seules inspirations, les deux auteurs l’ayant le plus influencé sont Robin Hobb et Jack Vance, la première pour son style d’écriture d’une immense richesse, le second parce qu’il était l’un des plus grands  “conteurs” des littératures de l’Imaginaire. Comme pour beaucoup d’auteurs d’Imaginaires ses inspirations sont multiples, pour n’en citer qu’une dernière et comme c’est un gamer, il est fan de Morrowind. Ais-je précisé que sa mère est romancière ? Elle publie sous le nom de Laurence Lopez Hodiesne.

Pour sa première nouvelle, Le Messager, l’auteur arrive à mettre en place un univers riche et profond dans un format bref et haletant. Pas de temps mort, pas de chi-chi, cela pourrait presque tendre sur la Dark Fantasy, et pourtant il arrive à distiller intelligemment les éléments de son monde, de manière à ce que le lecteur s’intègre sans se noyer. Le Kalishar c’est aussi un personnage torturé par une quête impossible, la rédemption et la question de l’identité, un type pas forcément joyeux mais sacrément intéressant. Sur ce décor déjà sinistre, Frank Hodiesne s’attaque à des concepts qui lui tiennent à cœur comme la religion et le fanatisme, l’opposition entre nouvelles croyances et anciennes, la xénophobie, le sexisme et aussi les dangers du colonialisme et de l’impérialisme, par le biais de l’Empire d’Helvarn et sa politique expansionniste.

Les débuts du Kalishar sont très prometteurs, l’univers présenté semble vraiment fourmiller de possibilités et de surprises. La suite est déjà en route avec une seconde nouvelle intitulé La Reine-Sorcière du Dryazrin, et en exclusivité, en voici un court-extrait.

« Une violente et soudaine bourrasque de vent souleva un nuage de sable brûlant qui nous enveloppa en tourbillonnant. Je réajustai maladroitement le turban en lin écarlate qui protégeait mon visage du souffle ardent du désert ; la morsure des chaînes de fer qui entravaient mes poignets m’arracha un grognement de douleur. Mes ravisseurs se déplaçaient sur le sable avec une grâce et une légèreté hors du commun, leurs pieds semblant à peine effleurer le sol traître et glissant du désert. Ils étaient vêtus de l’habit traditionnel des nomades alsheb, une longue blouse en coton indigo, serrée à la taille par une large ceinture de laine blanche et des sandales en cuir de chèvre fixées par d’épaisses lanières. Un turban en lin similaire à celui que je portais recouvrait entièrement leurs visages. J’étais tombé dans leur embuscade la veille, alors que mon guide et moi traversions le massif rocailleux du Ghabajria, véritable forêt de monolithes millénaires condamnés à une éternité de lente érosion. »

Frank Hodiesne prévoit en parallèle une série littéraire, se déroulant également dans le même univers. Un roman-feuilleton racontant les aventures d’une jeune femme qui, pour sauver son peuple, partira en quête du Kalishar.

Un auteur qui, je pense, risque fort de faire parler de lui dans les années à venir. Si vous voulez garder un œil sur l’avancé de son travail, voici ses réseaux :

 

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Le Messager, de Frank Hodiesne

 

Voilà l’article touche à sa fin, j’espère que vous avez pris plaisir à découvrir ces deux talents et artistes de l’Imaginaire autant que moi. Je rappel qu’ils sont auto-édités, la quantité de travail qu’ils abattent pour vous faire rêver est colossale alors n’hésitez pas à les soutenir si vous appréciez ce qu’ils font.

Encore merci à Khalysta Farall et Frank Hodiesne de m’avoir permis de m’incruster dans leurs univers quelques instants.

A bientôt, et d’ici là, bonne lecture. 😉

 

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Chaos créatif sans limites auteur des Chroniques de Pangréa. Passionné de l'imaginaire sous toutes ses formes, vétéran du joystick et nerd à temps pleins, j'ai choisi l'écriture comme moyen d'expression.

One Comment on “Découvrir de nouveaux Talents, Part II

  1. Pingback: Mes projets pour 2019 - Frank Hodiesne

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