La vie est une maladie qui ne connait qu’un seul remède.

Sélène Hécate

 

Salut les Rêveurs !

Après en avoir parlé sur les réseaux, j’ai le plaisir de vous présenter l’introduction de ma série littéraire Necromantis 🙂

Faisons un petit point sur la situation pour les lecteurs du Murmure des Abysses (et pour les autres aussi), les événements de Necromantis se déroulent sur le troisième continent de Pangréa et s’intéressent à la vie tourmentée des sœurs Hécate. Foi, croyances, magie et sorcellerie seront bien évidement de la partie, c’est le culte de Nyx (la lune) qui sera porté au premier plan, et forcement vu le titre, l’opposition Vie et Mort sera omniprésente.  Bref je n’en dis pas plus je vous laisse ci-dessous l’intro et le prologue, je retourne de ce pas me pencher sur l’épisode deux !

Bonne lecture et n’hésitez pas à me dire ce que vous en pensez, à bientôt. 😉

 

Necromantis

Saison une ; Episode Un

 

 La vie est une maladie qui ne connait qu’un seul remède.

                                                                                                             Sélène Hécate

 

 

           Un millénaire s’était écoulé depuis l’Avènement de la Lumière. L’Humanité, guidée par les Anges, donna naissance à la plus grande civilisation ayant jamais existé sur le Saint continent d’Anthéra. Les Anciens Dieux et leurs fidèles s’exilèrent sur les Terres Sauvages de Thélaria, attendant patiemment le jour où enfin, ils remarcheraient parmi les vivants. Et loin des conspirations divines qui tourmentaient Pangréa, par-delà les rives bouillonnantes et infranchissables de l’Acheron, il existait un endroit où nulle Lumière ne brillait, où aucun Dieu ne venait marcher. Une lande stérile, abandonnée par la Création, sans espoirs pour les vivants. Une terre maudite régie par la mort et la nuit, habitée par les cauchemars, le royaume de Trassyv.

Là-bas, seuls les monstres avaient une chance de survivre.

 

 

Prologue

 

            Perdues dans la tempête, deux silhouettes drapées de fourrure fuyaient. De la neige jusqu’aux genoux, elles peinaient à avancer au milieu des troncs secs démesurés, l’épaisseur de leurs vêtements les encombraient davantage. Elles se poussaient, s’aidaient, se tiraient l’une l’autre pour aller le plus vite possible, et malgré les capuches qui les couvraient, un vent glacial leur lacérait le visage, la visibilité se réduisait à un tourbillon blanc omniprésent, elles se contentaient d’avancer sans un regard en arrière. Des grondements de sabots résonnaient au cœur de la tourmente et parvinrent à en percer le tumulte à mesure qu’ils se rapprochaient, les deux silhouettes emmitouflées redoublèrent d’effort. Elles tournèrent subitement après un grand arbre mort et se laissèrent glisser le long d’une pente douce. Elles roulèrent en contrebas et se retrouvèrent dans une petite clairière enneigée, encerclée de grands arbres tordus dont les cimes s’évanouissaient dans les nuages de neige soufflée.  Les bourrasques, un peu moins violente, hurlaient  en s’engouffrant entre les troncs titanesques. Les deux silhouettes encapuchonnées se relevèrent péniblement, la plus grande aida la plus petite à se redresser, les épaisses volutes de condensation qui s’échappaient des capuches trahissaient leur épuisement.

             — Allez debout Sélène ! Ils arrivent, dépêches toi ! encouragea la plus grande.

             —  Je … J’en peux plus … Va-t’en Mareeke…

             — Ne soit pas stupide, relèves-toi petite sœur !

            Mareeke souleva la jeune Sélène, et passa un bras sur son épaule pour l’aider à avancer, elle la traina de toutes ses forces, ses jambes s’enfonçaient un peu plus dans la neige à chaque pas, la petite clairière lui parut une immense plaine sans fin. La cavalcade se rapprocha à nouveau, bien plus puissante, elles sentaient le sol trembler sous leurs pieds. Un regard fugitif en arrière, et Mareeke aperçut les contours d’un sinistre cavalier noir se découper dans la tempête blanche, une torche encore incandescente à la main. Rapidement, d’autres d’entre eux s’alignèrent à l’orée du bois, encerclant la petite clairière, les fuyardes ne pouvaient plus s’échapper. L’étau se referma lentement, les sinistres cavaliers se reprochaient inexorablement. Mareeke poussa sa cadette dans son dos et dégaina fébrilement une épée courte, à sa façon de faire il était évident qu’elle faisait une piètre bretteuse. Ils étaient bien trop nombreux, elles avaient terriblement peur, le premier coup pouvait surgir de n’importe quel côté. L’un d’eux brisa soudainement le cercle et chargea. La jeune femme sous son épaisse cape de fourrure parvint à dévier maladroitement un coup de masse à ailette. Dans son geste, elle poussa Sélène pour la protéger. La petite fille à bout de force, dont seul deux yeux bleus perçants émergeaient du capuchon, observa son aînée, impuissante. Cette dernière lutta du mieux qu’elle put, adolescente seule contre quinze hommes en armes qui prenaient un malin plaisir à jouer avec leur proie, ils ne frappaient pas pour tuer. À chaque charge, la neige autour de Mareeke se teintait d’une nouvelle trainée écarlate. Elle se releva une énième fois, son épais manteaux couvert de sang, brandit courageusement sa lame d’un bras tremblant, et le cavalier à la torche chargea à son tour. Il asséna un coup d’une extrême violence avec son gourdin embrassé et fracassa le visage de la jeune femme. Elle s’effondra, inerte, sous les cris horrifiés de sa petite sœur.

 

 

 

 

 

 

 

 

Le Code de la propriété intellectuelle et artistique n’autorisant, aux termes des alinéas 2 et 3 de l’article L.122-5, d’une part, que les « copies ou reproductions strictement réservées à l’usage privé du copiste et non destinées à une utilisation collective » et, d’autre part, que les analyses et les courtes citations dans un but d’exemple et d’illustration, « toute représentation ou reproduction intégrale, ou partielle, faite sans le consentement de l’auteur ou de ses ayants droit ou ayants cause, est illicite » (alinéa 1er de l’article L. 122-4). Cette représentation ou reproduction, par quelque procédé que ce soit, constituerait donc une contrefaçon sanctionnée par les articles 425 et suivants du Code pénal.

 

 

 

 

 

 

 

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Chaos créatif sans limites auteur des Chroniques de Pangréa. Passionné de l'imaginaire sous toutes ses formes, vétéran du joystick et nerd à temps pleins, j'ai choisi l'écriture comme moyen d'expression.

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